
Montferrier au Concret — Jeudi 29 janvier, 19h
Le jeudi 29 janvier, Montferrier au Concret a organisé un atelier-débat participatif consacré aux mobilités dans la commune. Cette rencontre avait pour objectif de donner la parole aux habitants, de partager les expériences du quotidien et de construire collectivement une vision cohérente des déplacements à Montferrier.
La forte participation et la richesse des échanges ont confirmé que les mobilités constituent un enjeu majeur, au croisement de la qualité de vie, de la sécurité, de l’inclusion sociale et de la transition écologique.
Une facilitatrice graphique a accompagné la soirée en réalisant une fresque synthétisant les contributions. Cette restitution visuelle met en évidence une attente centrale : “rassembler et agir ensemble”, en plaçant la concertation au cœur de l’action publique.
1. Objectifs de l’atelier
La démarche reposait sur plusieurs principes :
- partir des usages réels plutôt que des approches théoriques ;
- faire émerger des diagnostics partagés ;
- identifier des solutions concrètes et localisées ;
- distinguer ce qui relève de la commune et ce qui dépend d’autres collectivités ;
- initier une méthode durable de co-construction avec les habitants.
2. Déroulement de la soirée
En introduction, Victor Kahn, tête de liste de Montferrier au Concret, a indiqué que les mobilités constituent un enjeu central pour la commune, car elles touchent directement au quotidien des habitants, à la qualité de vie, à l’égalité d’accès aux services et à l’attractivité du territoire. Il a rappelé que se déplacer à Montferrier, que ce soit à pied, à vélo, en voiture ou en transports en commun, reste aujourd’hui souvent contraint par des aménagements insuffisamment adaptés aux usages réels.
Il a souligné que ces difficultés sont largement connues des habitants et régulièrement exprimées, sans toujours trouver des réponses concrètes. Cet atelier s’inscrit donc dans la volonté de partir des situations vécues pour construire des propositions réalistes, utiles et ancrées dans le territoire.
Victor Kahn a insisté sur le fait que cet atelier a vocation à ouvrir un espace de dialogue et de co-construction, en reconnaissant les habitantes et habitants comme des acteurs légitimes et compétents de leur cadre de vie. Les propositions déjà formulées par Montferrier au Concret constituent une base de discussion, appelée à être enrichie, précisée ou réorientée à partir des échanges.
Il a également rappelé que si certaines compétences relèvent de la Métropole ou du Département, cela ne dispense en rien la commune de porter une vision claire, d’anticiper les besoins et de défendre activement les intérêts de Montferrier dans les instances de décision.
L’atelier a été organisé ensuite en plusieurs tables thématiques, permettant à chacun de contribuer selon ses usages et ses préoccupations. Les participants ont été invités à identifier, d’une part, les situations problématiques rencontrées au quotidien, et d’autre part, les idées, pistes d’amélioration ou expérimentations possibles.

Les participants se sont répartis dans les tables thématiques suivantes :
- transports en commun
- vélo
- marche et accessibilité
- voiture et circulation
Chaque table a fonctionné de manière autonome, avec un animateur ou une animatrice chargé(e) de faciliter les échanges et de veiller à la prise de parole de tous. Les contributions ont été recueillies à l’aide de post-it, distinguant clairement les constats des propositions, afin de structurer les échanges et de faciliter la restitution.
Cette méthodologie a permis de faire émerger une parole riche, concrète et diversifiée, tout en favorisant une réflexion collective. Les éléments recueillis constituent la matière première du présent compte rendu et ont vocation à alimenter un travail de synthèse plus large, destiné à orienter les propositions et les priorités en matière de mobilités pour la commune.
Chaque groupe a travaillé pendant environ 45 minutes, avant de passer à une restitution collective.
3. Constats, et enjeux de l’atelier
Les échanges ont permis de faire émerger un diagnostic particulièrement riche, nourri d’expériences quotidiennes et d’observations très concrètes. Au-delà de la diversité des situations évoquées, plusieurs lignes de force se dégagent et structurent les attentes des habitants.
➜ Permettre à tous de se déplacer
Un enjeu d’égalité territoriale ressort clairement : les mobilités doivent être pensées pour tous les publics : enfants, actifs, seniors, personnes à mobilité réduite et pour tous les quartiers. La capacité à se déplacer conditionne l’accès aux services, aux établissements scolaires, aux soins et plus largement à la vie sociale.
L’accessibilité universelle apparaît également comme un principe directeur devant guider les futurs aménagements.
➜ Adapter la commune aux nouveaux usages
L’arrivée du tramway, les évolutions démographiques et la transformation des pratiques de déplacement imposent d’anticiper les besoins plutôt que de les subir. Plusieurs participants ont souligné l’importance de planifier les aménagements en cohérence avec le développement du village, afin d’éviter des corrections tardives plus coûteuses que celles qui ont été prévues dès le début du projet.
➜ Sécuriser les déplacements
La sécurité constitue sans doute le dénominateur commun de toutes les contributions. Qu’il s’agisse des traversées piétonnes, des pistes cyclables, des entrées de village ou des abords des écoles, les habitants expriment une attente forte d’espaces publics mieux protégés.
Les vitesses excessives sur certains axes, la lisibilité insuffisante de la signalisation ou encore les conflits d’usage entre modes de transport alimentent un sentiment d’insécurité qu’il convient de traiter.
➜ Favoriser les connexions et penser les mobilités comme un système
Les habitants ne raisonnent pas selon un mode de déplacement isolé mais selon des parcours complets. La marche, le vélo, la voiture, le bus et le tram doivent être envisagés comme complémentaires.
Le besoin d’intermodalité est particulièrement marqué : faciliter les rabattements vers le tram, connecter efficacement les quartiers et éviter les ruptures de trajet sont autant de conditions pour encourager des mobilités plus fluides.
➜ Améliorer la communication et la transparence
Un message revient avec insistance : les habitants souhaitent être mieux informés, notamment lorsque des travaux modifient les conditions de circulation.
Le manque d’anticipation dans la communication peut générer incompréhension et insécurité, en particulier pour les cyclistes et les piétons. Une information claire, accessible et en amont constitue un levier simple mais essentiel d’amélioration.
➜ Installer durablement une méthode de concertation
Plus qu’une attente ponctuelle, la participation citoyenne est perçue comme un véritable outil d’efficacité publique. La précision des remontées démontre l’expertise d’usage des habitants et confirme l’intérêt d’associer durablement la population aux projets structurants.
Une conviction s’impose : une politique des mobilités pertinente ne peut se construire qu’en dialogue étroit avec ceux qui vivent le territoire au quotidien.
4. Travail de réflexion réparti en thématique
🚍 Transports en commun : restaurer une desserte ambitieuse et adaptée aux besoins du territoire
Les échanges ont confirmé l’attachement des habitants aux transports collectifs, perçus comme un levier essentiel pour limiter la dépendance à l’usage individuel de la voiture et faciliter les déplacements du quotidien. Toutefois, les participants ont également exprimé un sentiment clair de dégradation de la desserte ces dernières années, générant des contraintes croissantes pour les usagers. Un constat s’impose : si l’arrivée du Tramway est saluée, pour de nombreux habitants, les transports en commun ne constituent plus, à l’heure actuelle, une alternative suffisamment efficace.
Une rupture majeure : l’accès à Occitanie
La disparition de la liaison directe vers Occitanie est apparue comme le principal point de fragilité du réseau. Cette évolution oblige désormais certains usagers à multiplier les correspondances, notamment pour rejoindre les hôpitaux ou leur lieu de travail. Plusieurs exemples ont été donnés de trajets nécessitant aujourd’hui trois moyens de transport et au minimum quarante-cinq minutes, alors qu’ils étaient auparavant directs, ce qui illustre concrètement cette perte d’efficacité. Une participante a d’ailleurs indiqué connaître plusieurs personnes qui ont renoncé aux transports en commun pour leurs déplacements professionnels au profit de la voiture, faute de solution satisfaisante. L’absence de relais clair vers la ligne 1 renforce ce sentiment d’isolement relatif de Montferrier, mais le problème est aussi vécu par des habitants du Plan des 4 seigneurs et de Prades
Les Montferrierains ne se sentent pas bien représentés
Au fil des discussions, un constat a émergé : la commune de Montferrier n’a pas suffisamment porté, ni argumenté les besoins de ses habitants auprès de la Métropole afin de garantir une desserte adaptée. Cette perception nourrit un sentiment d’iniquité territoriale et renforce l’attente d’un positionnement volontariste de la commune pour défendre l’accessibilité du village. Pour les participants, assurer une connexion efficace aux grands pôles de mobilité ne relève pas uniquement de choix techniques mais d’une capacité à anticiper, négocier et faire reconnaître les besoins du territoire.
Des correspondances et une cadence à améliorer
Les temps de correspondance avec le tramway sont aujourd’hui jugés trop longs, ce qui pénalise la fluidité des trajets et nuit à l’attractivité du réseau. Le renforcement de la cadence de la ligne 5, passant de 12 à 10 minutes en mars prochain puis 7 minutes en septembre, sera un facteur d’amélioration de ce point.
L’amplitude horaire de la ligne 26 constitue un autre point de vigilance : l’offre actuelle, notamment en soirée, apparaît insuffisante. L’existence d’une unique navette tardive, conditionnée à la présence de voyageurs, limite fortement les possibilités de déplacement. Le faible nombre de bus 26 passant à la Distillerie crée une coupure entre les habitants de ce quartier et le centre de Montferrier, où ils ont besoin d’aller pour les écoles, les crèches, le marché, les démarches administratives, y compris le week-end.
L’intermodalité freinée par des contraintes matérielles
L’accès à la station de tram Montferrier-sur-Lez pose également des difficultés. L’absence de places de stationnement complique le rabattement automobile, tandis que le vélobox existant est jugé peu sécurisé dès lors que son accès est largement partagé. Ces obstacles réduisent mécaniquement l’usage combiné des différents modes de transport.
Anticiper plutôt que subir la croissance du territoire
La perspective de construction d’une centaine de logements supplémentaires à proximité des équipements sportifs a été largement évoquée. Pour les participants, cette évolution démographique rend indispensable une anticipation des besoins en transports collectifs. Ne pas intégrer ces futures populations dans la planification revient à accentuer les tensions déjà perceptibles.
Une orientation claire : redevenir un territoire bien connecté
Au terme des échanges, une conviction s’impose : la question des transports en commun dépasse le simple ajustement de lignes. Elle renvoie à l’attractivité du territoire, au lien au village du quartier Caudalie, à l’égalité d’accès aux services et à la transition vers des mobilités plus durables. Pour répondre à ces enjeux, la commune devra vraisemblablement renforcer son dialogue avec la Métropole et porter plus fermement les besoins de ses habitants. Garantir une desserte fiable, lisible et performante apparaît désormais comme une condition essentielle pour limiter le recours contraint à la voiture.
Situations soulevées
- Manque d’une desserte au pôle de mobilité d’Occitanie (faculté de Médecine, IUT, bus régionaux, Ouest de Montpellier)
- Absence de relais efficace vers la ligne 1
- Trajets vers les hôpitaux devenus longs et complexes, pouvant nécessiter jusqu’à trois correspondances
- Desserte au lycée Frédéric Bazille devenue plus difficile depuis Montferrier
- Temps de correspondance trop importants avec le tramway
- Amplitude horaire limitée, notamment en soirée
- Stationnement insuffisant à la station de tramway Montferrier-sur-Lez
- Vélobox jugé peu sécurisé
- Manque d’une connexion par la ligne 26 entre Baillarguet et le reste du village
- Sentiment que la Municipalité n’a pas suffisamment argumenté pour garantir une desserte adaptée
Idées proposées
- Rétablir une liaison directe de la ligne 26 vers la station Occitanie
- Augmenter le nombre de rotations de la ligne 26
- Rétablir l’arrêt “Frédéric Bazille” de la ligne 26
- Améliorer la coordination entre bus et tram : synchroniser les bus sur l’arrivée des trams
- Mettre en place un service plus étendu en soirée, voire un bus de nuit
- Adapter la taille des véhicules avec des minibus en heures creuses et des bus en période de pointe
- Retrouver la connexion entre les deux rives du Lez en transports en commun (ligne 26)
- Anticiper les besoins liés aux nouveaux logements
- Renforcer le dialogue avec la Métropole pour obtenir une desserte plus ambitieuse
🚲 Vélo : structurer un réseau sécurisé et continu pour accompagner les usages

Les échanges ont confirmé une évolution des pratiques : le vélo s’impose progressivement comme un mode de déplacement du quotidien, utilisé aussi bien pour les trajets scolaires que pour les déplacements domicile-travail ou les liaisons de proximité. Cette dynamique positive appelle toutefois des aménagements à la hauteur des enjeux, afin de garantir des conditions de circulation réellement sécurisées.
Un constat partagé s’impose : le développement du vélo ne pourra se poursuivre sans une politique volontariste visant à structurer un réseau cohérent, lisible et continu.
La route de Mende : un aménagement devenu indispensable
La transformation de la route de Mende est une priorité ancienne, aujourd’hui renforcée par l’arrivée du tram et l’augmentation des flux qu’elle a générée. Les participants ont souligné le caractère désormais indispensable d’un aménagement permettant d’assurer la sécurité des cyclistes tout en favorisant la cohabitation avec les autres usagers.
Une attente forte s’exprime également en matière de méthode : ce projet devra s’appuyer sur une concertation réelle associant les usagers, les associations spécialisées, la commune et la Métropole afin de garantir la pertinence des solutions retenues.
Assurer la continuité cyclable aux entrées et sorties du village
Au-delà de cet axe structurant, plusieurs ruptures de continuité ont été identifiées à la sortie du village, générant des situations perçues comme dangereuses.
Sur la route de Saint-Clément, en direction de la Sica, la présence d’une bande rugueuse étroite ne permet pas une circulation sécurisée. La création d’une véritable piste cyclable est envisagée afin d’assurer la jonction avec l’itinéraire menant au collège du Pic Saint-Loup.
Les participants appellent à la réalisation de pistes cyclables permettant de relier efficacement les communes voisines et les zones d’activités, contribuant ainsi à structurer un véritable maillage intercommunal.
Renforcer la sécurité des déplacements
Au-delà des infrastructures, plusieurs leviers d’amélioration ont été identifiés pour sécuriser les pratiques cyclables.
L’éclairage de certains axes vélos-piétons notamment le boulevard de la Lironde ou le secteur du Devezou mérite d’être renforcé afin d’améliorer la visibilité et le sentiment de sécurité.
L’entretien des pistes constitue également un enjeu concret. Un rappel aux riverains concernant la gestion des haies a été évoqué, tout comme la désignation d’un interlocuteur en mairie clairement identifié qui facilite le signalement des dysfonctionnements auprès de la Métropole.
La signalisation doit par ailleurs être clarifiée : permettre l’accès aux cyclistes dans certains sens interdits, mieux indiquer les voies partagées ou encore revoir certaines priorités lorsque celles-ci pénalisent la fluidité des itinéraires.
Repenser le stationnement vélo
La question du stationnement a suscité de nombreuses observations. Certains arceaux sont jugés mal placés, mal conçus ou insuffisamment nombreux selon les secteurs.
La sécurité des vélobox situés à proximité des stations de tram a également été interrogée. Leur accessibilité généralisée limite aujourd’hui leur efficacité en matière de protection contre le vol, ce qui peut freiner l’usage quotidien du vélo.
Sensibiliser pour accompagner les évolutions
Les participants ont souligné l’importance d’un accompagnement pédagogique pour installer durablement une culture du partage de la voirie. La sensibilisation des plus jeunes, notamment à travers des ateliers éducatifs ou des initiatives associatives, est perçue comme un levier structurant.
La diffusion d’informations auprès de la population — rappel des règles de circulation, signalisation et priorités — contribuerait également à améliorer la cohabitation entre usagers.
Une orientation claire : passer d’aménagements ponctuels à une stratégie globale
Au terme des échanges, une conviction se dégage : favoriser la pratique du vélo suppose de dépasser une logique d’interventions isolées pour s’engager dans une stratégie d’ensemble, fondée sur la concertation et la continuité des aménagements.
L’objectif est double : sécuriser les déplacements actuels et créer les conditions d’un report modal durable, au service d’une commune plus accessible et plus apaisée.
Situations soulevées
- Route de Mende insuffisamment aménagée pour garantir la sécurité des cyclistes
- Discontinuités cyclables à la sortie du village
- Bande étroite et non sécurisée sur la route de Saint-Clément
- Dangerosité du chemin des Cardonilles et de la route de Font Froide (étroitesse, virages, vitesse des véhicules)
- Éclairage insuffisant sur certains axes
- Entretien inégal des pistes cyclables
- Signalisation parfois peu lisible ou inadaptée
- Arceaux mal positionnés, mal conçus ou insuffisants
- Sécurité limitée des vélobox à proximité des stations de tram
Idées proposées
- Transformer la route de Mende avec un aménagement sécurisé pour les cyclistes et piétons
- Mettre en place une concertation associant usagers, associations et collectivités
- Créer de véritables pistes cyclables continues reliant les équipements scolaires
- Renforcer l’éclairage des itinéraires
- Améliorer l’entretien des pistes et clarifier les interlocuteurs
- Adapter la signalisation et faciliter certains contre-sens cyclables
- Déployer un stationnement vélo fonctionnel et sécurisé
- Renforcer la sensibilisation des usagers aux bonnes pratiques (ex : informer la population sur le partage de la voirie et les règles de circulation, ateliers avec les jeunes)
🚶 Marche et accessibilité : garantir une commune praticable, inclusive et sécurisée

Les échanges ont largement confirmé que la marche constitue le socle des mobilités du quotidien. Qu’il s’agisse d’accéder aux commerces, aux établissements scolaires, aux transports ou aux équipements publics, la possibilité de se déplacer à pied conditionne directement l’autonomie des habitants et la qualité de vie dans la commune. Un principe fort s’est dégagé : chacun doit pouvoir se déplacer facilement et en sécurité, quel que soit son âge, sa condition physique ou son lieu de résidence. Cette ambition suppose de penser l’espace public dans une logique d’accessibilité universelle et de continuité des cheminements.
Une accessibilité encore inégale
Les difficultés rencontrées par les personnes à mobilité réduite ont été particulièrement soulignées. Certains aménagements apparaissent insuffisamment adaptés, ce qui peut limiter l’autonomie de déplacement et créer des situations d’exclusion. L’amélioration des infrastructures existantes est donc perçue comme une priorité afin de garantir une accessibilité réelle pour tous les habitants. L’organisation de balades exploratoires associant les habitants, et notamment les personnes concernées, a été proposée afin d’identifier concrètement les obstacles et de hiérarchiser les interventions à mener.
Sécuriser les traversées et apaiser les circulations
La question des traversées piétonnes est revenue de manière récurrente. Leur visibilité et leur signalisation doivent être renforcées pour réduire les situations à risque, en particulier sur les axes structurants. Certains secteurs nécessitent des aménagements permettant de limiter les traversées dangereuses et de mieux protéger les cheminements. La réduction de la vitesse automobile est un levier indispensable pour améliorer durablement la sécurité des déplacements à pied. Des dispositifs d’aménagement, tels que des chicanes ou des organisations de voirie favorisant un ralentissement naturel, apportent une contribution efficace.
Retisser les liaisons entre les quartiers
Favoriser les connexions entre quartiers a été identifié comme un objectif structurant. Plusieurs habitants ont rappelé l’existence de chemins anciens ou transversaux aujourd’hui peu entretenus, parfois difficilement praticables. Leur remise en état offrirait des alternatives pertinentes à la voiture pour les trajets courts. Identifier les chemins appartenant à la Métropole, les nettoyer, les sécuriser et les signaler permettraient de recréer un maillage piéton cohérent à l’échelle communale, tout en renforçant le lien entre les différents secteurs du village.
Clarifier les espaces partagés
La cohabitation entre piétons et cyclistes a également été évoquée. Dans certains secteurs, l’absence de lisibilité des usages peut générer de l’inconfort, voire un sentiment d’insécurité. La mise en place de zones clairement identifiées, accompagnées d’une signalisation adaptée, permettrait de mieux organiser le partage de l’espace public. La transformation de certaines pistes cyclables en voies vertes a également été suggérée afin de créer des espaces réellement apaisés, favorables aux mobilités douces.
Mieux informer pour renforcer l’adhésion
Les participants ont exprimé une attente forte en matière de communication et de transparence, notamment concernant les projets d’aménagement à venir. Une information plus lisible permettrait aux habitants de mieux comprendre les évolutions du territoire et de les adopter. Développer une étroite coordination avec la Métropole est également nécessaire afin d’assurer une meilleure cohérence des interventions.
Une orientation claire : faire de la marche une priorité d’aménagement
Au terme des échanges, une conviction s’impose : la marche ne doit plus être pensée comme un mode secondaire mais comme une composante centrale de l’aménagement urbain. Concevoir un village marchable, accessible et sécurisé revient à investir directement dans la qualité de vie, la santé publique et la cohésion sociale. Une approche globale intégrant accessibilité, continuité des cheminements et apaisement des circulations permettra de répondre aux besoins actuels tout en anticipant les usages futurs.
Situations soulevées
- Difficultés de déplacement pour les personnes à mobilité réduite
- Aménagements parfois insuffisants pour garantir une accessibilité universelle
- Traversées piétonnes jugées peu sécurisées sur certains axes
- Vitesse automobile générant un sentiment d’insécurité
- Ruptures de cheminements entre quartiers
- Chemins anciens ou transversaux insuffisamment entretenus
- Lisibilité limitée des espaces partagés entre piétons et cyclistes
- Manque d’information sur les projets d’aménagement
Idées proposées
- Améliorer les aménagements pour renforcer l’accessibilité pour tous
- Organiser des balades exploratoires avec les habitants pour identifier les obstacles
- Sécuriser les traversées grâce à une signalisation adaptée
- Mettre en place des aménagements favorisant la réduction de la vitesse
- Favoriser les liaisons piétonnes entre quartiers
- Identifier, nettoyer et valoriser les chemins existants, notamment ceux relevant de la Métropole
- Clarifier les zones de cohabitation entre mobilités douces
- Transformer certaines pistes en voies vertes
- Renforcer la communication et la transparence sur les projets
🚗 Voiture : apaiser sans opposer
Les échanges ont confirmé que la voiture reste indispensable pour une partie importante des déplacements à Montferrier, en particulier pour les familles, les personnes âgées et l’accès aux équipements. Toutefois, cette réalité s’accompagne d’un constat largement partagé : la circulation automobile génère aujourd’hui des situations de danger, de tension et d’inconfort, en particulier dans les secteurs les plus fréquentés du village. L’enjeu n’est donc pas de remettre en cause l’usage de la voiture, mais de mieux organiser sa place dans l’espace public, afin de garantir la sécurité de tous et d’améliorer le cadre de vie.
Des situations dangereuses dans le cœur du village
La place des Grèses a été identifiée comme un point de vigilance majeur. La concentration de véhicules à certaines heures, notamment en lien avec la crèche et le marché, combinée à un stationnement en bataille, crée des situations à risque importantes. Le trottoir étant positionné derrière les places de stationnement, les piétons, et en particulier les enfants, sont contraints de circuler derrière les véhicules en manœuvre. Des témoignages d’habitants font état de situations quotidiennes de danger, accompagnées de cris et de tensions, traduisant une insécurité ressentie de manière aiguë.
La proposition de repositionner le trottoir devant les places de stationnement a été évoquée afin de sécuriser les cheminements piétons, sous réserve d’une étude de faisabilité technique avec la Métropole.
Les abords de l’école primaire : un enjeu prioritaire de sécurité
Les aménagements mis en place à la rentrée 2025 aux abords de l’école primaire n’ont pas permis de résoudre les difficultés observées aux heures d’entrée et de sortie des classes. La concentration de véhicules, les stationnements contraints et les manœuvres répétées génèrent un risque élevé pour les enfants et les accompagnants.
Plusieurs propositions ont émergé pour améliorer la situation. L’une des pistes les plus largement discutées consiste à étudier la mise en sens unique du triangle formé par le chemin du Mas de l’Huile, le chemin de la Qualité et l’allée des Platanes, afin de fluidifier la circulation et de réduire les conflits d’usage. Cette hypothèse avait déjà été formulée par le passé sans être retenue, non pour des raisons techniques, mais par crainte de perturber les habitudes des automobilistes.
Une réflexion complémentaire a porté sur la possibilité d’un sens unique temporaire aux horaires scolaires, solution plus complexe à mettre en œuvre mais susceptible de répondre très précisément aux pics de fréquentation. Cette option poserait toutefois des questions de lisibilité, de signalisation et de gestion de la circulation de transit, nécessitant une étude approfondie et un accompagnement renforcé.
Circulation de transit et report de trafic
La circulation de transit a été identifiée comme un facteur aggravant, en particulier depuis la fermeture de certaines voiries privées dans le secteur de la Devèze. Ce report de trafic vers le chemin du Mas de l’Huile et le chemin de la Qualité augmente la pression automobile aux abords de l’école primaire et dans le cœur du village. Limiter ce transit est perçu comme un levier essentiel pour retrouver une circulation plus locale et plus apaisée.
Vitesses excessives et axes structurants
La vitesse excessive des véhicules a été signalée sur plusieurs axes, notamment la route de Mende, le boulevard de la Lironde, le Chemin Neuf, la montée des Picadous, et tant d’autres. Ces vitesses élevées accentuent le sentiment d’insécurité et augmentent le risque d’accident. L’idée de dispositif tel qu’une zone 30, déjà mise en place à Jacou, favorisant un ralentissement naturel, a été évoquée afin de mieux maîtriser les vitesses sans recourir uniquement à la sanction.
Accessibilité du haut du village et publics fragiles
L’accès au haut du village, notamment vers l’église, la mairie et les Terrasses du château, pose des difficultés importantes pour les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite, en particulier lors des cérémonies. Une proposition concrète a été formulée : mobiliser les minibus communaux actuellement peu utilisés pour assurer un transport ponctuel lors d’événements spécifiques tels que les obsèques ou les cérémonies, afin de garantir une accessibilité digne et sécurisée.
Carrefours accidentogènes et stationnement difficile
Plusieurs carrefours ont été signalés comme dangereux, notamment en raison d’un manque de visibilité. L’absence ou la dégradation de miroirs à certains croisements accentue le risque d’accident et appelle des interventions simples mais urgentes.
Dans le vieux village, le stationnement difficile complique fortement la circulation et réduit la visibilité aux intersections. Certaines configurations rendent les manœuvres difficiles, voire dangereuses, notamment dans les secteurs étroits où les véhicules stationnés masquent les angles de vue.
Une orientation claire : organiser pour apaiser
Au terme des échanges, une conviction se dégage nettement : la sécurité et la qualité de vie passent par une meilleure organisation de la circulation, et non par l’addition de mesures ponctuelles. Sens de circulation, gestion du stationnement, maîtrise des vitesses et limitation du transit doivent être pensés de manière cohérente, en lien étroit avec les usages réels du village.
Situations soulevées
- Stationnement dangereux place des Grèses avec trottoir situé derrière les véhicules
- Stationnement dangereux au niveau de la boulangerie des Claudettes
- Insécurité aux abords de l’école primaire aux heures de pointe
- Concentration de circulation sur le triangle Mas de l’Huile, Qualité, Platanes
- Circulation de transit accrue dans le cœur du village
- Vitesses excessives sur la route de Mende et le boulevard de la Lironde
- Report de trafic lié aux aménagements du rond-point de Girac
- Difficulté d’accès au parking relais du tram
- Accès compliqué au haut du village pour les personnes âgées et PMR
- Carrefours accidentogènes par manque de visibilité
- Stationnement anarchique dans le vieux village
Idées proposées
- Repositionner les trottoirs pour sécuriser les cheminements piétons
- Étudier la mise en sens unique du triangle Mas de l’Huile, Qualité, Platanes
- Évaluer la faisabilité d’un sens unique aux horaires scolaires
- Mettre en place des dispositifs de réduction de la vitesse : zone 30 dans les espaces partagés
- Mobiliser les minibus communaux pour les personnes âgées et PMR lors d’événements
- Réinstaller ou réparer les miroirs aux carrefours dangereux
- Repenser l’organisation du stationnement dans le vieux village
- Travailler en coordination avec la Métropole pour les axes structurants
5. Conclusion
Cet atelier a confirmé la richesse de l’expertise citoyenne et la capacité des habitants à formuler des analyses précises comme des propositions concrètes. Par la diversité des situations évoquées et la qualité des échanges, cette rencontre a permis de poser les bases d’un diagnostic solide et partagé des mobilités à Montferrier.
Plusieurs enseignements majeurs se dégagent.
D’abord, la question du partage de l’espace public apparaît centrale. Qu’il s’agisse de la cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes ou de l’usage des espaces communs, les habitants expriment une attente forte d’équilibre et de respect mutuel. Cela suppose notamment une vigilance accrue concernant la vitesse des véhicules dans les zones partagées, ainsi qu’un aménagement plus lisible et sécurisant.
L’éclairage public a également été identifié comme un levier important d’amélioration, tant pour les cheminements piétons que pour les déplacements à vélo. Au-delà du confort, il participe directement au sentiment de sécurité et à la praticabilité des espaces publics.
Les échanges ont par ailleurs souligné la nécessité de renforcer les solidarités dans l’organisation des mobilités. Permettre à chacun de se déplacer dans de bonnes conditions implique de concevoir des aménagements attentifs aux publics les plus vulnérables et de veiller à ce que les espaces partagés restent accessibles et apaisés.
Concernant les transports collectifs, la prolongation de la ligne 26 et l’adaptation des fréquences horaires apparaissent comme des attentes prioritaires. Plus largement, les participants ont rappelé que les transports en commun doivent être pensés pour répondre aux besoins de l’ensemble des habitants, en tenant compte des réalités quotidiennes de déplacement.
Enfin, un message transversal s’impose avec force : il existe un besoin majeur de concertation. Les habitants souhaitent être davantage associés aux décisions qui structurent leur cadre de vie. La qualité des contributions recueillies lors de cet atelier démontre que cette intelligence collective constitue un atout précieux pour construire des politiques publiques pertinentes.
Une conviction se dégage ainsi clairement : améliorer les mobilités suppose une approche globale, cohérente et anticipatrice, capable de répondre aux usages réels tout en préparant l’avenir. La mobilisation observée témoigne d’un attachement fort au territoire et d’une volonté partagée de construire un village plus accessible, plus sûr et plus agréable à vivre.
Les contributions issues de cet atelier constituent désormais une base essentielle pour élaborer une politique des mobilités ambitieuse, réaliste et profondément ancrée dans les attentes des habitants.



